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Lève-personne ou verticalisateur : quelle différence ?

Mis à jour le · SEREVA

Lève-personne et verticalisateur servent tous deux à transférer une personne en sécurité, mais ils ne répondent pas aux mêmes capacités. Ce guide explique la différence, les repères d’évaluation à partager avec l’équipe soignante et les critères pour équiper un établissement.

Lève-personne et verticalisateur : deux logiques différentes

Le lève-personne soulève entièrement la personne, installée dans une sangle de type hamac. Elle ne participe pas au transfert : c’est l’appareil qui porte tout son poids, du lit au fauteuil, au fauteuil roulant ou aux toilettes. Il s’adresse aux personnes qui ne peuvent pas se tenir debout, même avec aide.

Verticalisateur, c’est quoi ? C’est une aide au passage assis-debout. La personne pose les pieds sur un repose-pieds, s’appuie sur ses jambes et se tient aux poignées pendant qu’une sangle placée dans le dos l’accompagne vers la station debout. Elle reste actrice de son transfert, ce qui entretient ses capacités restantes et préserve son autonomie.

En résumé : le lève-personne remplace l’effort de la personne, le verticalisateur l’accompagne. Aucun des deux n’est « meilleur » dans l’absolu ; tout dépend de ce que la personne peut faire aujourd’hui.

Évaluer la capacité de la personne avec l’équipe soignante

Le choix de l’aide technique pour une personne donnée relève de l’équipe soignante, à partir de l’évaluation de sa dépendance et de sa mobilité. L’ergothérapeute et le kinésithérapeute, quand l’établissement en dispose, sont les interlocuteurs naturels. Les repères ci-dessous sont des informations générales pour nourrir cet échange :

  • Tenue de tête et de tronc : la personne garde-t-elle une position assise stable sans glisser ni basculer ?
  • Appui sur les jambes : peut-elle porter au moins une partie de son poids, même brièvement ?
  • Préhension : est-elle capable de se tenir à une poignée pendant le mouvement ?
  • Compréhension des consignes : suit-elle une instruction simple comme « penchez-vous en avant, poussez sur vos pieds » ?
  • Fatigue et douleur : ces capacités varient-elles selon le moment de la journée ?

Si la réponse est oui sur l’ensemble de ces points, un verticalisateur est souvent envisagé. Si la tenue du tronc ou l’appui sur les jambes fait défaut, le lève-personne est en général plus adapté. L’évaluation se réajuste dans le temps : une personne peut passer de l’un à l’autre au fil de son état.

Situations types en EHPAD et en clinique

  • Transfert lit-fauteuil : c’est le cas le plus courant. Le verticalisateur convient si la personne tient debout quelques instants ; sinon, le lève-personne prend le relais.
  • Passage aux toilettes ou sur la chaise percée : le verticalisateur facilite l’habillage et le déshabillage puisque la personne est debout, ce qui est souvent plus respectueux de sa pudeur.
  • Relevage après une chute : seul un lève-personne permet de relever une personne au sol, une fois que l’équipe a vérifié qu’elle peut être mobilisée selon le protocole de l’établissement.
  • Rééducation et reprise de la marche : le verticalisateur s’inscrit dans un projet de maintien des capacités, en lien avec le kinésithérapeute.

Sangles et sécurité au quotidien

La sangle est la pièce la plus sensible du transfert. Une sangle trop grande laisse glisser la personne, une sangle trop petite comprime et inquiète. Le choix de la taille et du modèle se fait selon la morphologie de la personne et les indications du fabricant.

  1. Vérifier la sangle avant chaque usage : coutures, boucles, attaches, absence d’usure ou de déchirure.
  2. Contrôler l’appareil : freins, batterie chargée pour un lève-personne électrique, fonctionnement de la descente d’urgence.
  3. Expliquer le geste à la personne avant de commencer, puis à chaque étape.
  4. Respecter le nombre de soignants prévu par le protocole de l’établissement pour ce type de transfert.
  5. Signaler sans attendre toute anomalie et retirer du service une sangle ou un appareil douteux.

Lève-personne électrique ou verticalisateur en EHPAD : critères de choix

Pour équiper un service ou un établissement, au-delà du profil des résidents, plusieurs critères pratiques comptent :

  • Charge maximale : elle doit couvrir les résidents les plus lourds accueillis, avec une marge.
  • Encombrement : largeur du piétement et longueur de l’appareil, à comparer aux portes et aux salles de bain.
  • Passage sous le lit : la hauteur du piétement doit permettre d’approcher au plus près de la personne.
  • Mobilité dans les chambres : roulettes silencieuses, maniabilité dans les espaces réduits, poids de l’appareil à pousser.
  • Entretien : nettoyage facile des surfaces, disponibilité des sangles de remplacement, suivi des contrôles périodiques.

Il existe aussi des appareils combinés, qui font à la fois verticalisateur et lève-personne. Ils intéressent les établissements où les profils évoluent vite : un seul appareil suit la personne quand ses capacités changent. C’est le cas du lève-personne verticalisateur IHR01, qui permet l’aide au passage debout et le levage complet, du lit au fauteuil roulant, aux toilettes ou à la chaise percée. Il est conçu sur un châssis en acier monté sur roulettes silencieuses, avec une charge de 200 kg pour un poids de 37 kg (L 1180 × largeur intérieure 510 × H 1500 mm). Il convient aux SMR, aux EHPAD et au domicile.

Pour les déplacements en position assise sur de courtes distances, un fauteuil de transfert peut compléter l’équipement : voir notre guide du fauteuil de transfert.

Essayer dans votre établissement

Le bon appareil est celui que les équipes adoptent. SEREVA propose une démonstration et un prêt d’évaluation dans votre établissement, sur la Côte d’Azur et à Monaco, pour tester l’appareil avec vos soignants et dans vos chambres. La vente se fait sur devis. Pour organiser un essai, contactez Eugene à eugene@sereva-groupe.fr ou au +33 6 17 71 53 69.

Informations générales, qui ne remplacent ni la formation des équipes ni le protocole de votre établissement.